Cime de Rogué (2705 m) et Cime de Pagari de Salèse (2678 m) le 15 Juin 2007
Du sommet de la Cime de Rogué jusqu'au sommet de la Pointe Rogué.

12h46, je quitte le sommet. Comme prévu je descends la crête sud ouest vers le Serre de Rogué. Je sais que cela passe, on verra bien comment ! Au départ la pente est facile, des Leucanthèmes naines bicolores agrémentent le décor minéral. Très vite il faut descendre un "mur" encombré de rochers, sur le côté droit les couloirs vers le Caïre sont vertigineux. Ensuite la déclivité redevient normale.

Je passe au bord d'un cratère qui ne semble pas naturel puis le passage rétrécit pour franchir un nouveau mur, herbeux cette fois. Ensuite il faut monter un peu et la croupe herbeuse fleurie de Gentianes s'élargit pour atteindre un gros cairn. Un regard arrière m'indique que j'ai déjà effectué une bonne déclivité.

13h20, je ne progresse pas très vite. Encore une forte pente devant moi dans un terrain glissant. La pente s'accentue encore, je descends avec prudence puis remonte entre de gros blocs vers un autre gros cairn. Le terrain est très accidenté, je perds du temps à chercher les rares cairns. A deux reprises je fais envoler une perdrix. Plus loin je traverse à travers les rochers un gros amas relativement plat. Ensuite une descente plus raide, le Caïre se détache nettement dans le ciel.

14h00, je suis devant un mur de rochers étroit que je dois descendre puis remonter, avec de part et d'autre une pente extrêmement raide. Je vais mettre beaucoup de temps à trouver un passage sur le côté droit, pour enfin déboucher dans une combe reposante. Quelques cairns sommaires vont m'y aider. Je reste très prudent car je suis seul et n'ai encore rencontré personne depuis le départ.

Le plus dur semble fait, je souffle un peu car je n'étais pas tranquille depuis une bonne demi-heure. Le profil cahotique, les ressauts et enchevêtrements rocheux m’ont plusieurs fois contraints à m’aider des mains. Je profite maintenant du paysage. Les sommets du Giegn au Rogué sont coiffés d'élégants nuages. Je mesure la distance parcourue depuis le sommet.

La pente, sur ma gauche, dévale vers le Vallon de Salèse, je ne m’y risquerai pas. Je vais maintenant d’un pas assuré dans cette combe herbeuse.14h40 je “grimpe” sans difficulté sur la Pointe de Rogué (2435 m), qui n’a de pointe que le nom.