Mont des Merveilles (2720 m) le 05 Octobre 2008
De la dépression sous le Pas de l'Arpette jusqu'au Pont du Countet, balise 412.

Le vallon s’élargit un peu, la ligne des mélèzes est en vue. Le Gélas est maintenant en vue. Dans la pente qui reste encore accentuée, un couple de rouge-queue, avec leur balancement caractéristique, me tient compagnie, à distance raisonnable. Des pins Cembro arrivent à pousser dans les anfractuosités de la roche.

La limite de forêt approche. Quelques mélèzes précurseurs commencent à s’installer plus haut. J’entreprends la descente du ressaut et vois sur la gauche des chamois qui vont et viennent tranquillement au milieu des rhododendrons et des myrtilles. La crête tout le long de leur dos commence à noircir.

Ici les mélèzes ont commencé à changer de couleur contrairement aux alentours du Countet où ils sont encore bien verts. Il y a beaucoup de chamois dans cette zone ensoleillée, occupés à se nourrir. Je prends le temps de les observer dans ce paysage aux couleurs d’automne magnifiées.

A l’approche de la conduite, je me dirige vers ces feuillus que je n’arrive pas à identifier. Je prends des photos pour faire des recherches. (Ce seraient des Saules Marsault). Je reviens vers le sentier tout près duquel broute un chamois. J’avance très lentement, il me laisse approcher à cinq, six mètres.

Je profite longuement de cet instant rare durant lequel il continu à brouter sans me quitter du regard. Je ne m’en lasse pas mais des randonneurs arrivent. J’abandonne cette jeune femelle, regagne le sentier et poursuis mon chemin. Je passe sous la conduite vers 15h40.

La pente s’accentue nettement. Longe la crête et la conduite tant décriée par nombre de randonneurs. Plus bas le sentier s’éloigne de la crête. Il est fortement creusé et dégradé par endroits.

Un virage à droite et voici le parking en vue. J’arrive vers 16h20 à la balise 412. Traverse le pont Brûlé sous lequel la Gordolasque, qui délimite la zone du Parc, s’écoule doucement et gagne le parking.