Mont des Merveilles (2720 m) le 05 Octobre 2008
Du Pas de l'Arpette, balise 402, jsqu'au sommet du Mont des Merveilles.

De l’autre côté, au levant, le dôme du Mont Bégo s’impose avec sur la gauche le Rocher puis le Mont des Merveilles, ligne de partage des eaux entre Gordolasque et Roya. En bas les Lacs des Merveilles, longés en 2001, scintillent au soleil. La vue est vraiment belle de tous côtés. Un abri en pierres sèches a été aménagé un peu plus haut sur la gauche. Aucun nuage ne vient contrarier cette belle journée.

Je continu sur le sentier qui mène aux lacs. Je le quitte un peu plus bas, bien avant le premier lacet, et me dirige au nord vers le Mont des Merveilles, en suivant une sente dans l’herbe. Le chemin remonte dans l’herbe jaunie pour atteindre une dépression. Le Mont présente une belle paroi verticale, violette à la base puis ensuite noire, surmontée d’une crête découpée.

J’arrive sans effort jusqu’au pied d’une forte pente qu’il va falloir gravir. Le chemin est évident mais pas facile. La pente et les graviers schisteux verdâtres rendent la progression ardue. Avant d’atteindre la crête je me dirige vers la brèche sur la droite. De là je surplombe les deux Lacs des Conques. Le contraste des roches de schiste tantôt roses voire violettes tantôt vertes est magnifique.

Vue sur la Baisse de Valmasque, le Mt Bégo bien sur, avec des traces de neige sur son flanc nord puissant et abrupt, les Lacs Fourca et de l’Huile, au pied de la Cime des Lacs, qui miroitent au soleil bien installé.

La roche violette, craquelée, du Pic des Merveilles se dresse tout près mais reste désormais inaccessible car situé dans la zone protégée. La face nord, imposante du Grand Capelet est également proche ainsi que le sommet du Mont des Merveilles, à portée de main, vers lequel je me dirige.

Je monte en coupant la pente vers la crête rocheuse en direction d’un collet. Ensuite je monte en restant sur le fil de la crête, un peu sur la gauche car le vide est important sur la droite. La pente est coupée par une faille qu’il faut franchir en un très bref passage aérien sur des dalles posées à plat au-dessus du vide.

Ensuite il faut monter à travers et sur des blocs stables vers le sommet (2720 m) marqué d’un gros cairn que j’atteints vers 12h10. La vue est plongeante dans le Vallon chaotique des Conques. Je profite du panorama, vers le Gélas notamment.