Mont des Merveilles (2720 m) le 05 Octobre 2008
Du Pont du Countet, balise 412 jusqu'au Pas de l'Arpette, balise 402. Le ciel est clair.

Passage devant les panneaux du Parc vers 8h45. Un affichage signale que les travaux de rénovation du Refuge de Nice ont repris et qu’il est donc fermé. Je laisse partir un troupeau de moutons et des Patous sur la piste. Je passe la balise 411 (1690 m) et emprunte le Pont. Juste après, à la balise 412, je prends à droite un sentier dallé, le long du torrent. Celui-ci, très vite s’éloigne du torrent et s’élève ensuite, dans la forêt, en longeant des barres. Il passe au pied d’un rocher qui se dresse tel un menhir.

Un peu plus haut je traverse un éboulis aménagé. On a vue sur la centrale électrique où aboutit la conduite, en contrebas. Quelques lacets mais l’orientation générale reste sud-ouest. Les mélèzes commencent à prendre des couleurs automnales. Des chamois, sous le couvert des pins, me regardent passer. Je monte à l’ombre. Puis j’arrive, vers 1870m, au-dessus du torrent, avec en face la conduite forcée venant du Lac de la Fous qui traverse le vallon.

Le chemin est creusé dans la terre avec des petits rochers qui constituent autant de marches. Le sentier monte maintenant en lacets courts, en longeant le torrent, et finit par rejoindre la conduite. Les crêtes de la Valette de Prals baignent dans le soleil. De l’autre côté de la conduite, un cairn signale le sentier qui mène au Vallon de la Mairis. La pente faiblit un peu, bien que la montée s’effectue toujours en lacets le long de la conduite. Celle-ci est couverte de graffitis et messages de toutes sortes. La végétation est abondante au bord de la conduite, herbes hautes et framboisiers commencent à jaunir.

Le sentier, après un gros bloc de béton, passe sous la conduite vers 2080 m, il est 9h40. Je débouche au soleil, après avoir effectué toute la montée à l’ombre. Face à moi le Vallon d’Empuonrame, paré de toutes les couleurs automnales, dont du rouge, du aux myrtilles qui tapissent le flanc droit avec les rhododendrons. Le chemin monte un peu et traverse un ru à gué.

Je remarque sur la gauche un bosquet qui m’intrigue. Ces feuillus surprennent à cet étage où ne subsistent plus que quelques rares mélèzes. Ils poussent près de la sortie à l’air libre de la conduite souterraine, creusée dans la montagne, venant de Lac de la Fous et du Lac Autier. Un chamois apparaît sur des rochers en hauteur, sur la droite, à bonne distance. Il me voit, puis se couche sans me quitter des yeux. Le sentier en pente douce sur quelques centaines de mètres, se dirige vers des gros blocs rocheux.

Maintenant la pente se fait beaucoup plus forte en contournant ces rochers par la droite. Dans mon dos, les versants est, inaccessibles à pied, de la Cime de Paranova et le Neiglier se détachent dans le bleu azur. Une montée de ressaut m’attend.

Un autre chamois apparaît au-dessus de moi sur les rochers et se découpe en ombre chinoise, en contre-jour. Un lacet et je débouche au-dessus des blocs. Je quitte le sentier et vais sur le bloc observer le chamois qui s’est couché, en contrebas. Je continu en enchainant quelques lacets. Un rocher monolithique insolite se dresse sur la crête. Je zoome sur la plage raide et caillouteuse du Mont Colomb, gravi en 2007. Jolie vue du Mont Ponset jusqu’au Gélas. Sur ma droite, deux chamois, surpris filent le long de barres rocheuses, l’un d’eux détalant après avoir uriné.

Le sentier orienté sud-ouest se fait moins pentu et arrive au niveau d’une petite dépression située sur la droite. Il y a maintenant beaucoup de rochers et blocs de schiste épars de couleur verdâtre. Le chemin constitué de petites pierres vire au nord-ouest et s’élève fortement vers le Pas de l’Arpette que l’on devine plus haut.

Le sentier a été renforcé et des marches ont été aménagées dans les lacets peu avant de gagner le Pas. Un virage à gauche puis à droite et me voici à la balise 402 (2511 m), au Pas de l’Arpette, il est 10h45. C’est un des points d’entrée vers la Vallée des Merveilles et un panneau donne des informations sur les conditions d’accès à cette vallée. La vue porte loin à l’ouest au-delà de Prals jusqu’au Mt Chalancha et encore plus loin.