Mont Saint Honorat (2520 m) le 21 Août 2008
Du col, balise 64 jusqu'au sommet du Mont Saint Honorat.

Après 30mn de pause, nous allons sur la gauche, nord-ouest, et laissons le sentier qui descend vers le Col de Devens. Le chemin monte à travers blocs vers une échancrure en restant sous la crête, continu en une vire sur des gros blocs puis débouche en prairie après un virage à gauche. Le Mont Saint Honorat est maintenant en vue. La Crête de Corpatas, large et dénuée d’arbres va nous y mener. Ciel bleu azur et aucun nuage en vue.

Le sentier passe à droite de la Cabane de Daluis, construite dans une dépression, qui semble vide. Des peintures jaunes sur des pierres balisent le chemin en herbe. La montée sur le versant droit de la crête s’accentue nettement pour atteindre le haut d’une premiere butte où trone un cairn. Nous surplombons le premier rideau d’arbres qui occupent le versant nord par places.

Le sentier file à plat et ondule entre deux croupes cairnées et un vallon. Le sommet convoité, de forme massive est composé de trois pointes, la plus haute étant sur la droite. Nous arrivons à la balise 65 (2083m) vers 10h10. Sur la droite un sentier conduit vers la Cabane de Lavare et la Barre du Plan à partir de laquelle une crêre permet également de gagner le sommet.

Nous coupons dans la pente pour atteindre la crête. Une pente empiérrée, orientée nord-ouest, à la forte déclivité, nous attend. Quelques petits cairns marquent l’ascension. Nous arrivons vers 10h40 sur un sommet côté à 2216 m et orné d’un énorme cairn, habillé de fanions colorés à la manière tibétaine.

Nous descendons maintenant jusqu’à la côte 2188m marquée d’un cairn. Nous avons progréssé de croupe en croupe avec à chaque fois l’impression que le sommet est proche puis séloigne. Une large crête avec une montée régulière, en alpage, nous fait face. Nous évitons la pleine pente par la droite et contournons le haut d’une nouvelle croupe. La dernière pente, plein nord, menant vers le sommet nous attend.

La montée pleine pente est rude, Michel, Jean-Louis et Danielle sont déjà installés au pied des amas de rochers. Je les rejoins après une demi-heure. Des vautours fauves en recherche de cadavre survolent le site. Pause, René nous rejoint. Nous décidons d’aller jusqu’au sommet, Danielle et Michel préférant se reposer. Nous grimpons la pente rocheuse et raide devant nous. Amas de blocs, c’est dur.

Arrivés au sommet cairné (2507m) vers midi. Ce n’est pas le bon, le “vrai” nous fait face, plus haut. Nous descendons dans les blocs, évitons par la droite un petit éperon et arrivons au-dessus d’une cuvette précédant la derniere grimpette. Nous descendons dans la cuvette chaotique. René décide d’en rester là. Nous continuons, Jean-Louis et moi, et gagnons le fond de la cuvette.

Nous grimpons les blocs stables en s’aidant des mains et débouchons au sommet nord (2520m) sur un petit replat très étroit où pas plus de trois ou quatre personnes peuvent se tenir, vers 12h20. Panorama grandiose sur la haute vallée du Var (Cime de Pal, Fort Carra, Mont Mounier, Tête de l’Estrop, Pelat, Grande Séolane sont les montagnes les plus caractéristiques). Et bien sur vue sur la crête que l’on vient de parcourir.